Construite en 1982, la maquette de la manufacture de La Glacerie a grand besoin d’une restauration. Cela demandera environ cinq mois.

La maquette est arrivée à l’Association Rail miniature club 50 (RMC 50). Ici, Yves Marie, vice-président des Amis du musée de La Glacerie (à gauche) et Francis Mouchel

 

Que représente cette maquettede 2 m sur 1,60 m ?

Le site de la Manufacture royale des glaces, située sur l’actuelle commune de La Glacerie. De 1655 à 1834, cette entreprise de Tourlaville (La Glacerie n’a été créée qu’en 1901) était connue dans tout le pays pour produire des verres et miroirs de grande qualité, et ce, jusqu’à la Galerie des glaces du château de Versailles. « Près de 500 ouvriers travaillaient et vivaient ici avec leur famille. L’entreprise constituait un village avec sa police, sa maison du chirurgien etc. » , rappelle Philippe Duval, président des Amis du musée de La Glacerie où la maquette est exposée depuis 1985.

Qui a construit cette maquette ?

« C’était une initiative du principal du collège Émile-Zola de La Glacerie. Une dizaine d’élèves s’y sont consacrés entre 1980 et 1982. » Le collège s’était rapproché des Amis du musée, alors présidés par Edmond Cottenceau, pour se documenter «  via des plans d’époque ainsi que des cartes postales d’avant les bombardements de 1944 ».

En quoi est-elle réalisée ?

En plâtre, polystyrène expansé, plastique, carton et lichen pour la végétation.

Pourquoi faut-il la restaurer ?

La maquette avait besoin d’un rafraîchissement : « Ses couleurs étaient passées, des parties étaient abîmées, la partie végétation s’étiolait et une des routes était symbolisée par une simple ficelle » , explique Philippe Duval .

Qui va procéder à la restauration ?

Les Amis du musée se sont rapprochés de l’association Rail miniature club 50 de La Glacerie, présidée par Francis Mouchel. Le RMC, ravi du défi, a rapatrié la maquette dans ses locaux, le 7 décembre, grâce aux services techniques de la Ville. Une dizaine de passionnés se pencheront pendant plusieurs mois sur les paysages et les bâtiments à rénover, auxquels ils ajouteront personnages et animaux pour donner vie à l’ensemble, et une signalétique pour se repérer dans le bourg aujourd’hui.

Parmi les restaurateurs, à noter la présence d’une jeune fille de la Section jeunes, comme en écho aux collégiens qui travaillèrent sur la maquette il y a trente ans.

Quand rentrera-t-elle au musée ?

« À Pâques pour la réouverture annuelle , annonce Philippe Duval. Cela constituera à coup sûr le sujet de l’exposition temporaire. Un projet d’animation en réalité augmentée est à l’étude. »

Ouest France du 17/12/2018